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jeudi 16 mai 2013

Alain de Benoist est-il toujours d’extrême-droite ?

(A la question qui est posée ci-dessus, on trouve une excellente, bien que partielle réponse  ICI)

Sur Alain de Benoist voir aussi ICI et LA

Ainsi que sur un nouveau Blog qui lui est entièrement consacré  
On a pu voir* récemment, dans une émission pour téléspectateurs intellectuels (bel oxymore), le «pape» de la nouvelle droite se fâcher parce que Guy Millière l’accusait d’être «d’extrême-droite».
video

Alain de Benoist ordonne et interdit, comme on le voit ...

*(Peut-être le verra-t-on bientôt dans cette émission

Mais qu’en est-il exactemen de cette étiquette que ce journaliste idéologue rejette systématiquement alors qu’elle lui correspond encore en grande partie ?

Plutôt que d’écrire un réquisitoire interminable contre l’idole de tous les petits fachos (1) (Et même de certains obscurs petits profs ...)  ayant  des prétentions intellectuelles – Tel ce petit suisse facho (et fumiste) pratiquant la génuflexion mentale devant l’auteur (secret) d’un livre apologétique sur l’art nazi – je préfère l’écrire peu à peu sous forme de réponses éventuelles à mes éventuels contradicteurs.
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(1) En dehors de ces «petits fachos» du style de ce petit suisse un peu niais, il existe une multitude de second couteaux du néodroitisme qui, dialecticiens plus malhabiles que le « pape » de celle-ci, témoignent dans leurs médiocres articles qu’ils n’ont, en réalité, jamais quitté la weltanschauung  d’extrême-droite.

Ainsi un certain Nicolas Gauthier qui dans cet article fait semblant de ne pas comprendre (ou ne comprend réellement pas, le pauvre garçon …) ce qui est reproché à Dieudonné.

Ou encore Pierre Le Vigan qui, bien que plus nuancé qu’un raciste commun – donc plus pervers et dangereux -  est tout de même capable d’écrire dans cet article  : 

"Ces précisions faites, il n’en reste pas moins que les races existent, même si leur nomenclature n’est pas simple, a beaucoup évolué et est très loin de se résumer aux «Jaunes», «Blancs», «Noirs». Ce sont des réalités aux frontières mouvantes mais des réalités quand même"

Le plus sinistre est que cet individu se pique de philosophie...

Si mes lecteurs ne sont pas convaincus de la faiblesse intellectuelle de ce néo-droitiste typique, qu’ils l’écoutent (On notera également au passage par qui il est interrogé …) ou, autre exemple, qu'ils aillent lire  la présentation qu’il fait d’un livre de Serge Latouche. Ou encore sa dernière (soporifique)  conférence

Affligeant …

Pour ceux qui continuent à nier les liens très forts qui unissent extrême-droite et droite dite "nouvelle" :

"L'éditeur de Pierre Le Vigan  : Racontez-nous votre itinéraire…

P L V : En deux mots, j’ai écrit jeune dans des revues ou bulletins de la droite radicale, dirigés par Maurice Bardèche, François Duprat et Jean-Gilles Malliarakis, notamment. J’y ai toujours un peu fait figure d’atypique, mais en fait, il y a bien plus d’atypiques qu’on ne le croit dans ces milieux. Très vite, je me suis intéressé à la Nouvelle droite en étant malgré tout un peu allergique à certains de ses aspects, jusqu’en 1975/1980. Après, je me suis retrouvé de plus en plus en phase avec les gens d’Éléments, qui est d’ailleurs le magazine qui a accueilli une partie de mes carnets avant leur publication dans Le Front du Cachalot."

Avec Pierre Le Vigan on a un bel exemple de ces fumistes de la nouvelle droite, de ces fascistes à qui la ND a permis de se revêtir, à peu de frais intellectuels, d'un costume "d'intellectuel". 

Pierre le Vigan qui croit que le Front National est déjà au pouvoir et qui n'hésite pas à écrire un article apologétique sur le premier et le plus célèbre des néo-fascistes et des négationnistes d’après-guerre


Un autre de ces «second couteau»  à connaître est le falsificateur du langage Pierre Bérard, fondateur du GRECE et aujourd’hui collaborateur occasionnel des publications de la nouvelle droite.


Il fait fondamentalement partie de ces gens de cette droite politique dure qui se parent à peu de frais de l’étiquette «d’intellectuel» mais fuient le débat dès qu’ils se rendent compte que leur esbroufe sur ce plan est découverte. 

Un autre de ces seconds couteaux fuyants n'est autre que Laurent Cantamessi dont je parle dans des commentaires ci-dessous et dans un autre fil
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A ceux qui sont prêts à commenter, je précise tout de suite ceci :

Si certains pensent - à tort à mon avis car ces auteurs n’ont pas besoin d’un tel laborieux commentateur - qu’AdB a fait un travail «positif » en faisant un travail de réhabilitation de certains auteurs (Je pense ici à Georges Sorel) auprès d’un public généralement peu porté vers la réflexion intellectuelle (l’extrême-droite militante ou pas), il l’a fait, à mon avis, pour de très mauvaises raisons et surtout avec des résultats absolument détestables (Un authentique judéophobe obsessionnel tel Alain Soral le bouffon est une illustration  permanente de ce que peut donner cette demi-culture).

Sans AdB l’extrême-droite aurait probablement eu autant de succès électoral qu’elle en a eu ces derniers temps et qu'elle en a actuellement mais quelle a été son influence sur le plan de la diffusion des idées et sur le plan de certaines orientations idéologiques prises par cette famille politique ?

Son travail n'a-t-il pas  permis aux moins idiots de cette famille politique de se parer de ce qu’ils croient être des cautions intellectuelles (Il suffit, par exemple, de discuter avec le premier soralien venu pour se rendre compte à quel point une absurde prétention au statut d'intellectuel s’est développée chez ce genre de pauvres garçons en pâmoison devant un brave garçon franco-suisse qui agite des livres devant eux)  

Pour revenir à notre collectionneur de livres, on peut légitimement se poser la question de savoir si, du fait de son antichristianisme plutôt primaire, il a jamais réellement pris conscience du côté sacrilège de la Shoah. Ce qui a induit chez lui une attitude plus qu'ambiguë envers l’antisémitisme nazi puisqu’il ne l'a jamais explicitement condamné.

Je n’ignore pas qu’il a rejeté  les deux totalitarismes du siècle dernier mais que je sache (j’attends qu’on apporte la preuve du contraire), il  n’a jamais souligné la spécificité du nazisme et son projet d’extermination. Je ne crois pas l’avoir vu, non plus, jamais condamner clairement le discours négationniste.

J’attends sereinement les contradicteurs.

Une dernière précision. Pour des raisons idéologiques simples à comprendre (L'idéologie d'extrême-droite, c'est toujours une crispation sur une période du passé) Alain de Benoist a aujourd’hui beaucoup d’ennemis à l’extrême-droite.  

Ce n’est pas de ces gens que j’attends les réactions.

On a pu voir sur le blog DLPAS  (Aujourd'hui disparu) ce que donne l’anti-benoistisme quant il est le fait de militants d’extrême-droite n’en connaissant pas grand-chose si ce n'est ce que leurs propres fantasmes les induisent à croire ... 

On peut trouver d'autres exemples d'anti-benoitisme  stupides (le premier celui d'un imbécile et d'un fabulateur, le second d'un aigri)  ICI et ICI
 
Ma critique se situe plutôt dans ce qui serait une sorte de filiation méthodologique  à la Caroline Fourest dont je regrette qu’elle ne fasse pas à propos d’Alain Soral et d’Alain de Benoist le même travail qu’elle a fait avec Tariq Ramadan et les Frères Musulmans.

A savoir montrer, d’une part, que l'incontestable niveau intellectuel de ces deux derniers (AdB et TR) n’exclut pas, à priori, l’idée que l’on s’interroge sur la stratégie sous-jacente que poursuivent éventuellement ces deux intellectuels et, d'autre part, montrer, dans le cas de Soral, dans quelle mesure le noyau de son discours (un national-socialisme judéophobe) est tout droit inspiré de ce qui est toujours resté, malgré ses mutations, le discours «métapolitique» et politique d’un Alain de Benoist. (Voir, par exemple,  encore aujourd'hui, au milieu de son  verbiage habituel, son prêche pour une épreuve de force ) ou, tout du moins de tellement gens de son entourage proche qu'il n'y a pas exagération à le suspecter d'avoir peut-être gardé également des idées fort semblables à ces derniers

En d’autres termes tous les commentaires, dont il apparaîtra, qu’ils sont le fait de militants d’extrême-droite cherchant une tribune pour leurs idées et/ou condamnant AdB pour des raisons liées à leurs convictions politiques extrémistes, ne seront pas validés. 


Il en sera de même désormais pour tous les catéchumènes néo-droitiers et autres "Témoins de Abenoit"


Seront par contre validés les commentaires essayant de me démontrer à l’aide d’arguments solides qu’Alain de Benoist a définitivement quitté les milieux d’extrême-droite. On peut  trouver un bon exemple de cette croyance ICI.  L’auteur de l’article essaie de faire une présentation neutre du  parcours idéologique d’Alain de Benoist -  ce qu’il croit être son «évolution» (en trois étapes) -  mais l’image qu’il s’est fabriquée de ce dernier à travers la lecture de son dernier livre montre surtout sa naïveté et son idéalisme. Ce qui l’amène, sans peut-être s’en rendre compte, à travestir les faits (Ecrire ainsi qu’AdB ne «tombe jamais dans la déploration de l’époque moderne»  n’est pas seulement une fadaise, c’est une contre-vérité. Il en est de même de l'idée qu'il aurait abandonné tout espoir d'agir sur les événements politiques)  



Bon courage !



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REPONSES AUX COMMENTAIRES
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Les commentaires, auxquels j'apporte des réponses ci-dessous, ont disparu mais ces dernières sont à mon sens suffisamment explicites pour comprendre quelle était la substance des premiers.

Réponse R2  :

Ainsi donc, Cher lecteur «étudiant»  (ou Cher «syndicaliste» ?  Voir, plus bas, la signature d’un commentaire) vous vous «insurgez contre le ton de cet article». Mais de quel «article» parlez-vous ? 

Relisez, ci-dessus, mon troisième paragraphe : « je préfère l’écrire [le réquisitoire] peu à peu sous forme de réponses éventuelles à mes éventuels contradicteurs »… 

Je n’écris pas d’article, j’invite à la discussion. Ce n’est franchement pas la même démarche intellectuelle.  Etes-vous près à l’admettre ? 

Je vous ai écrit que j’étais sincèrement ravi de votre intervention et je précise encore plus les choses. Le fait incontestable  - et c’est en partie ce qui fait question chez Alain de Benoist car même si lui-même  n’a pas cette intention d’être un guide (quoi qu’il ne soit pas tout-à-fait innocent non plus qu’il aille parler devant un parterre de militants), on peut s’interroger sur le fait que sa prose puisse être si facilement instrumentalisée par des militants de la droite radicale - qu’il soit l’idole de bon nombre «petits fachos ayant des prétentions intellectuelles »  (Ceci était écrit pour me moquer de ces petits plaisantins que l’on trouve à foison chez les adeptes du guru rouge-brun. Tel ce personnage au pseudo grotesque) n’implique pas, en toute logique (contrairement à ce que vous semblez croire), que ces derniers  soient ses seuls lecteurs. 

Plus d’un  «intellectuel»  (digne de ce nom) non «facho» a été séduit par son discours au point d’accepter de débattre avec lui ou d’écrire dans Krisis

Ne voulez-vous donc pas vous interroger sur le fait que bon nombre de ceux qu’ils l’ont été ont fini par changer d’idée à son sujet (Ainsi, premier exemple, Alain Caillé)  et ce non  parce que s’ils seraient achetés  par la «Forme-Capital» (concept benoitiste) ou agents de «l’Empire americano-sioniste» (concept sot-raëlien) mais bien parce qu’ils sont circonspects quant à sa réelle honnêteté intellectuelle.  

Pardonnez-moi mais vous semblez avoir une conception assez grossière de ce qu’est une véritable «argumentation». 

Au risque d’une accusation de pédanterie (mais j’ai l’habitude de genre «d’attaques» infantile d’ordre psychologiste) je vous donne le conseil de commencer par étudier sérieusement le célèbre livre de Chaïm Perelman ne serait-ce que pour comprendre réellement le sens du mot  «argument»  dont il finit par être (très) agaçant de constater comme il est de plus en plus galvaudé dans les échanges entre cybernautes.   

Etant donné votre phrase sans verbe et sans  sujet «les arguments développés» (sic !),  j’avoue ne pas très bien comprendre à qui vous vouliez l’appliquer. 

Voulez-vous  dire que j’aurais «développé» des arguments – ce alors que comme on vient de le voir, ma démarche n’est pas là car on «développe des arguments» et prépare un argumentaire pour défendre une cause que l’on croit juste et bien tranchée  – ou que vous allez, vous, dans la suite de votre commentaire «développer des arguments»  à compter de cette phrase ?  

Auquel cas je suis sidéré par la pauvreté de ces dits «développements»...
  
Nous sommes donc d’accord Georges Sorel n’avait pas besoin d’être réhabilité par AdB  mais alors quelle est, à votre avis, la raison de son intérêt pour cet auteur en particulier, lui qui ne connaît le syndicalisme qu’à travers les livres (alors que s’il est une notion qui ne peut pas être appréhendée que intellectuellement, c’est bien celle-là) et la violence que sous une forme très particulière que j’ai la décence de taire ?  

Alain de Benoist ne peut-il pas, du fait  de son positionnement dans un champ (au sens où l’école bourdieusienne emploie ce terme) clairement idéologique, être un peu «présumé  coupable», ou simplement (si vous préférez) soupçonné, de s’y être intéressé non pas pour de simples raisons de pure curiosité intellectuelle mais bien pour des raisons d’ordre idéologique et de combat politique ? 

Pourriez-vous, SVP, éviter – si vous voulez être pris au sérieux  par des lecteurs sérieux – de caricaturer ma position ? Si j’avais voulu employer des termes comme «sulfureux» ou «nauséabonds» à propos de ce qu’a écrit Alain de Benoist, je n’aurais pas hésité à les employer.  Or je n'ai pas employé ces termes car ce sont des termes de pure polémique. Je n'en rejette pas complètement l'usage mais je voudrais qu’il soit possible ici, sur ce blog, de ne pas les utiliser (d’où le filtrage que je fais des commentaires).  

Vous n’êtes, dites-vous, pas un  «militant d’extrême-droite» mais vous semblez «raisonner» comme certains d’entre eux.  A savoir qu'il semble que pour vous tous ceux qui vous contredisent à propos de la vision que vous avez acquise d'AdB,  seraient à priori des sortes d’antifascistes primaires  et pavloviens (Vous avez reculé depuis,  et je vous en remercie, sur la validité cette supposition à mon égard). 

En effet cet orgueil mal placé, d’avoir avant toute échange, perçu immédiatement dans quel «camp» est celui avec qui l’on «daigne» parler est … fort typique chez certains membres de «l’élite» … d’extrême-droite (Ce comme elle l’est  également chez les militants de l’autre bord) 

Une petite remarque : Où est votre «deuxièmement» ? Quant on annonce un «premièrement» (comme vous le faites), c’est normalement pour prévenir qu’il y en aura une suite …

Vous êtes très discret sur les «résultats» (soulignés par moi) de cette réhabilitation de certains auteurs que le travail d'AdB a permis.
 
Que pensez-vous, par exemple, du tic de Soral à citer Julius Evola depuis qu’il reçoit, en service gracieux, la prose du «philosophe», et de l'intérêt nouveau que ces «résistants à l'Empire» (sic !) accordent désormais à ce penseur fasciste ? 

Au sujet de ce triste clown, que pensez-vous du fait qu’Alain de Benoist considère cette brêle judéophobe et crypto-antisémite comme un interlocuteur sérieux, un interlocuteur dont la weltanschauung est positive et va dans le même sens que sa propre  vision du monde ? 

Croyez-vous que le «retour du politique» que souhaitait notre idéologue-philosophe dans un numéro du magazine Eléments,  passe par le charlot qu’il encense aujourd’hui -  l’homme qui édite le paranoïaque débile (qui sans peur du ridicule se nomme lui-même «Le Libre Penseur» !) et préface et recommande un  livre encensé par toutes les chapelles de l’extrême-droite

Vous m’assurez que  «certaines de ses revues» (Ah bon, il y en aurait donc  d’autres ?) «sont beaucoup lues dans les milieux universitaires». Lesquels ?  Est-ce ceux semblables à ceux analysés un temps  à  Lyon III ?

Quels sont exactement ces «milieux»  dont vous parlez ? Est-ce exemple de la sociologie floue de type soralienne que vous me donnez ?

Certes le but premier de la prose benoitiste n’est pas de «mettre du plomb dans le crane des militants d'X-droite» (Ai-je écrit cela ?*) - c’est plutôt  d’essayer faire passer, auprès d’un public crédule, un laborieux publiciste pour un «philosophe» … – mais comment se fait-il alors que dans tous les groupes, sous-groupes et groupuscules de la droite radicale AdB ait été et soit toujours considéré comme un précieux guide intellectuel ? 
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      *En fait j’ai écrit : «il a permis aux moins idiots de cette famille politique de se parer de ce qu’ils croient être des cautions intellectuelles». Ce qui n’est pas la même chose.
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Certains esprits brillants se sont posé la question de savoir si la philosophie de Nietzsche avait quelques rapports avec l’émergence de l’idéologie nazie. Toute proportions gardées, n’aurait-on donc pas le droit de se demander, dans le cadre de l’histoire des idées, si la petite philosophie benoististe aurait à voir avec l’émergence d’un bonimenteur crypto-antisémite comme Soral ?
Votre  «contre-argument» suivant  n’a aucune valeur. Vous m’imputez un mot que je n’ai pas écrit. Je n’ai pas écrit (Etes-vous un menteur ou un fumiste ?) qu’Alain de Benoist «haïrait» le christianisme, j’ai écrit, je replace ma phrase dans son contexte, que (probablement) du fait d’une non compréhension du «côté sacrilège  de la Shoah» il ne voit pas la spécificité du nazisme, et donc que  la comparaison avec le communisme, qu’il fait dans son livre, devrait  s’arrêter là où commence la mise en pleine lumière de la volonté délibérée d’extermination (ce que contestent justement les négationnistes) de l’idéologie de mort nazie ;  volonté d’élever  un pogrom  à hauteur d’un projet d’Etat prioritaire au point de donner la priorité  aux convois de déportation sur les convois militaires et/ou d'importance vitale pour la victoire du «Troisième  Reich».

Parler de «promoteur passionné des spiritualités préchrétiennes» (quel jargon …) à propos de son livre brouillon «Comment peut-on être païen ?» me donne à penser que vous ne l’avez que survolé. Plus éclairant (car dialogue) sur sa position est l’échange qu’il avait eu avec Thomas Molnar dans ce livre

Votre accusation détournée d’employer une «terminologie de l’extrême-droite intégriste» m’a fort amusé … et peiné ... pour vous. Car elle montre que vous ne semblez pas concevoir qu’il puisse y avoir une multitude de positions entre les cathos tarés (comme ceux qui se sont particulièrement fait remarquer ces derniers temps à propos du mariage entre homosexuels) et l’extrême-droite pagano-folklorique du type de celle de l’ami fidèle de notre penseur, le scout nazifiant Pierre Vial.  

Je passe sur l’affirmation qu’Alain de Benoist aurait «explicitement dénoncer l'antisémitisme nazi et le négationnisme»  puisqu’elle ne s’appuie sur aucune citation réelle d’un seul de ses textes …

Il n’est bien entendu pas question de nier la pertinence d’une comparaison entre le totalitarisme communiste et le totalitarisme nazi mais de montrer les limites de ce concept de totalitarisme quant à leurs objectifs réciproques et ici de se demander si AdB est malhonnête ou idiot quant il reprend des arguments qui confortent sa position idéologique et montrent qu'il ne semble pas avoir pris conscience de la spécificité potentiellement meurtrière de certaines idéologies fondées contre les Lumières ou «anti-universalistes» (je ne développe pas ici cette importante question). 

Je ne vois pas trop l’intérêt de répondre à vos formules grossières concernant Stéphane Courtois et Alexandre Soljenitsyne. Le débat n’est pas clos concernant l’orientation idéologique du premier. Quant au second l’aura qu’il a incontestablement méritée en tant qu’écrivain de qualité ne lui donne pas forcément autorité pour parler de ces complexes questions idéologiques. 

Dois-je répondre à cette sottise d’un Alain de Benoist qui aurait  «inspiré directement l'antisémite nazi Soral» ? Ce alors que j’ai seulement cité, comme illustration parmi d’autres, l’exemple (Pardonnez-moi de me citer) «d’un authentique judéophobe obsessionnel tel Alain Soral»

Je passe sur cette accusation «d’amalgame» venant de quelqu’un qui trois lignes plus haut tente de faire croire que je confonds la position de Stéphane Courtois et celle d’Alain de Benoist.

Je constate que pour un simple «étudiant» mais «pas militant d’extrême-droite», vous semblez bien informé des déplacements d’AdB chez de tels militants et ce apparemment sans voir ce qu’il y a de délégitimant pour lui sur le plan intellectuel, à le faire ; comme je l'ai expliqué par ailleurs (rechercher la première occurrence du mot «Sartre » ICI)

Votre «crainte» est donc sans objet puisque qu’AdB n’est pas «à mes yeux» raciste et qu’il n’a pas de raison de l’être étant donné sa vision du monde globale. Je le dispense donc d’une adhésion à SOS-Racisme

Soyez assez gentil de laisser Orwell en dehors de cela. La tentative de récupération idéologique - et le name-dropping systématique à propos de l’auteur de La Ferme des animaux - effectuée par les micro-idéologues cybernautes  proches (consciemment ou pas) du guru boxeur, ne m’impressionnent nullement. J’ai lu Jean-Claude Michéa  mais aussi, nettement plus intéressant, James Conant.


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Réponse R3  : 
@ Maximilien

Je suis, cette fois également,  l’ordre de votre commentaire

Je prends acte de votre mea culpa concernant votre erreur quant à ce qui serait ma méconnaissance du sujet.

Si j’ai employé  le terme «antichrétien» qui vous semble inapproprié et/ou exagéré, c’est parce que  le choix du paganisme par AdB ne me semble pas être un simple choix de religion mais bien, dans son cas, en tous cas au départ de son itinéraire intellectuel, un choix idéologique (je veux dire que ce second précède le premier et non l’inverse) et qu’il est bien plus près, au départ donc, d’un certain mysticisme nazi que d’un innocent panthéisme

Je ne veux pas dire, bien entendu, comme le pensent  stupidement  (Cf la fin de la page vers laquelle conduit ce lien) certains militants nationalistes de certains courants catholiques ultras, qu’AdB serait l’adepte de je ne sais quel occultisme «satanique» mais que cette orientation vers le «paganisme» devrait  vous surprendre chez un intellectuel et donc poser question.

Vous êtes bien présomptueux à croire que vous «voyez où je veux en venir» ; ce d’autant plus que, encore une fois, je vous affirme que je n’ai pas de but caché et ne défend pas une chapelle idéologique en particulier.

Sincèrement je ne lui reproche aucunement à n’avoir jamais «renié son passé militant» - j’aurais mauvaise grâce à le faire - et je ne vois pas quel mérite il y aurait à le faire.

Ce que je lui «reproche» est d’avoir constamment entretenu l’ambiguïté sur ses convictions profondes face donc, notamment,  au refus de considérer la politique d’extermination nazie comme  conséquence logique d’une certaine vision-du-monde, ou encore sur ses convictions  «national-bolchéviques» et/ou «révolutionnaires» ; ce alors que d’un autre côté il entretenait des rapports plus qu’amicaux avec des politiciens du genre de Jean-Claude Bardet et bien d’autres de ces milieux de la droite dure.

Un de ses proches me disait, pour le disculper, que pour des raisons de dépendance financière, il était et avait toujours été «obligé» d’entretenir cette ambiguïté face aux antisémites et aux réactionnaires  (qui sont souvent les mêmes) de son entourage. Doit-on croire à cette «explication» ?  Doit-on même croire qu’elle en est une ?  Est-ce une excuse ?

Vous écrivez penser qu'il s'agit peut-être du «refus de se livrer à un mea culpa grotesque (…)».  Mais n’y a-t-il pas ici, chez lui, comme chez vous, une nouvelle trace d’antichristianisme ? En quoi battre sa coulpe serait «grotesque» ?  En quoi savoir pratiquer l’humilité dans certains cas réduit la grandeur d’un homme ? Etes-vous, à l’identique de l’extrême-droite, un féroce critique du devoir de mémoire et de la repentance et pour quelles raisons ?

Il ne s’agit pas de «dénoncer le négationnisme à tout bout de champ» mais de s’interroger sur la validité de ce statut d’intellectuel responsable et indépendant et «d'encyclopédiste inclassable» que vous voulez lui octroyer alors que non seulement il n’a jamais clairement écrit ce qu’il pensait de ces thèses mais il va cautionner par sa présence un spectacle d’un «goût» fort douteux.

Je ne vois donc pas très bien en quoi il serait condamnable d’étudier les propos et les écrits de quelqu’un qui veut passer pour un «intellectuel» ; à savoir quelqu’un étant censé respecter certaines vertus attachées à ce statut.

Soit Alain de Benoist est un intellectuel digne de ce nom et nous sommes autorisés à l’interroger sur la réalité de ses évolutions  idéologiques ; soit c’est un charlot de … ce genre.  

Je ne crois pas à la notion de «diable». Je ne fais donc en aucune façon un diable d’AdB.

«Celui qui aujourd’hui ne chante pas avec nous, celui là est contre nous ! chantaient les soviétiques… » écrivez-vous. Oui ! Et c’est également le slogan de l’extrême-droite militante et, de manière générale, de tous les militants extrémistes  …

Mais à qui vous adressez-vous ? A ce genre de gens ou à moi ?  D’où cette question : Sérieusement qui a demandé, comme vous l’écrivez fort  sottement, qu’Alain de Benoist «dénonce l’antisémitisme et le négationnisme à chaque éditorial de Nouvelle École» ? Est-ce moi ?

Et aussi quel est le rapport avec le fait de s’interroger sur le fait de savoir si Alain de Benoist peut être considéré ou non comme un théoricien proche de l’extrême-droite (sujet de ce fil) ?  Ou, tout du moins,  d’une bonne partie de «la droite radicale» (Je parle bien ici de la droite radicale et non de l’extrême-droite qui est un concept recouvrant un plus large milieu politique) ;  celle dont on est pas forcément obligé de considérer qu’elle est antisémite et raciste, voire même «antidémocratique»*  comme peuvent l'être d'autres fractions de l'extrême-droite. 
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* Sur la sincérité des convictions démocratiques d'Alain de Benoist, il y aurait beaucoup à dire. Je suis pour ma part, loin d'en être convaincu.
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Je ne vois pas en quoi le fait, que Mitterand ait effectivement conservé un certain nombre d’amitiés datant de la Collaboration, dédouane AdB de celles qu’il a gardé, lui aussi, depuis plus de quarante ans, avec un grand nombre de membres de «l’extrême-droite». Et ce n'est pas les bonnes relations qu'il entretient avec un Alain Soral qui vont me convaincre qu'il a réellement changé sur ce point.

Sans  prolonger bien loin cette curieuse comparaison entre FM et AdB, on peut simplement remarquer que la différence entre eux devrait être que, l’un étant un politicien et l’autre pas, c’est donc moins admissible dans le cas d’AdB que dans le cas de FM.  Mais cela peut aussi signifier – est-ce ce que vous sous-entendez malgré vous  ? - qu’AdB n’est pas qu’un intellectuel mais bien un idéologue, un homme qui appartient bien à un camp politico-idéologique et donc un homme qui aura donc tendance à ménager les gens qui sont les plus proches de lui dans le champ idéologique qu’il occupe …

Une nouvelle fois je vous le dis : faites attention à ce que j’écris !  Une question n’est pas une affirmation. Je n’ai pas «accusé»  AdB «d’être d’extrême-droite», j’ai écrit une phrase interrogative et j’apporte des faits pour montrer qu’on peut légitimement se poser ce genre de question.

Si du fait qu’une notion est «fluctuante» on ne devait plus l’utiliser, j'ai bien peur qu'il faille - du fait qu'il n'existe en réalité aucun mot dont le sens n'est pas fluctuant - prêcher (en silence …) pour un mutisme généralisé.

Pour celle «d’extrême-droite», ou à moins d'être un authentique débile mégalomaniaque (oui  un individu de cette catégorie existe !) qui croit (et même a écrit un faux livre à ce sujet) qu’il a le pouvoir à lui tout seul de rebaptiser des notions de toponymie politique, il y a un certain nombre de critères qui font que l’on peut dire que telle ou telle famille d’idées politiques se situe à tel ou tel endroit de l’échiquier politique.

Vous en convenez d’ailleurs plus loin puisque vous essayez, de façon très sommaire, de répertorier ces critères.

A propos de cette notion de «repoussoir», vous devriez tout de même vous demander pourquoi il en est ainsi car à moins de vous croire le seul lucide sur ces questions  - et de croire qu’à part vous,  le monde n’est composé que «d’agents de l’Empire ou d’antifascistes bornés endoctrinés par les médias dominants tous au service de ceux qu’on ne peut pas nommer»  ( je parle couramment le soralien ... ) -  il doit bien y avoir quelques raisons fondées, valables, légitimes  et surtout justifiées pour que «l’extrême-droite» soit connoté si négativement. Non ?

Pour ma part et comme Frédéric Dufoing, je ne fais pas de sémantophobie. Un fasciste est un fasciste ; un antisémite, un antisémite et un homme d’extrême-droite, un homme d’extrême-droite. S’il n’est pas douteux que Soral est bien les trois à la fois, je pose simplement la question sur l’attribution de la troisième étiquette a quelqu’un qui n’a rien fait, ni  jamais vraiment rien dit de vraiment convainquant pour qu’on ne lui  attribue plus du tout celle-ci.  

Pour essayer de (me) démontrer qu’AdB n’aurait rien à voir avec l’extrême-droite (Ce déni est très caractéristique de la part de certains lecteurs d’AdB – peut-être y reviendrai-je), vous vous lancez – ce en contradiction avec ce que vous écriviez plus haut (à savoir que c’est une notion tellement fluctuante qu’on ne peut pas l’utiliser) – dans un rapide essai de définition pour ensuite conclure que du fait que les idées définissant l’extrême-droite selon vous ne se superposent pas termes à termes avec les idées qui sont celles d’AdB selon vous, il ne peut être question (on ne peut poser la question - il devrait être interdit de poser la question) de parler d’extrême-droite à propos d’AdB.

Pardonnez-moi mais je suis obligé de vous dire que vous me semblez avoir une large méconnaissance de ce qu’on appelle l’histoire des idées.

Pour ce qui concerne les idées de la famille politique dont nous parlons, vous devriez donc vous intéresser à des auteurs (Des Auteurs pas des essayistes graphomanes ...) comme Taguieff (qui a écrit un fort ouvrage presque entièrement consacré à AdB), Angenot, Girardet,  Sternhell et aux travaux des jeunes historiens dont vous pouvez lire plusieurs articles sur ce site.
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Vous devriez lire également attentivement la thèse de Stéphane François  sur la nouvelle droite qui vous ferra, je l’espère, comprendre en quoi il est tout de même pertinent -contrairement à ce que votre myopie intellectuelle vous empêche d'admettre - de poser la question que je pose au début de ce fil.
 
Pour vous mettre sur la voie de ce que j’essaie de vous faire comprendre à propos de l’importance qu’a eu et a toujours AdB dans le champ idéologique de l’extrême-droite, je ne prendrais ici qu’un exemple.

Dans cet entretien Jean-Yves Camus fait une remarque très intéressante à propos de Richard Roudier du Réseau identité et de la Ligue du midi. Il écrit : «Il s’agit d’une phrase empruntée à Alain de Benoist légèrement détournée».

De tels emprunts à la weltanschauung d’AdB (Sa vision-du-monde, son langage et sa pensée), on en trouve des centaines dans le discours des militants d’extrême-droite. N’y a-t-il pas là des raisons de s’interroger ?

Mais plus que - ou plutôt en complément de celle-ci – «l’histoire des idées» (cette discipline que je vous recommande ci-dessus de mieux connaître) de cette famille de pensée politique, c’est l’analyse en terme de champs (sociologie) et l’analyse sémantique que je vous demande de prendre en considération 

Connaissez, par exemple le livre de Jean-Pierre Faye, Langages Totalitaires dont vous trouverez une analyse détaillée ICI (il faut s’inscrire à ce portail de revues) ?

Quand bien même l’étiquette «extrême-droite» pourrait être retirée du flacon «Alain de Benoist»  car n’étant pas celle qui, stricto sensu, convient, ne peut-on se demander si une bonne partie des flacons, à qui cette étiquette convient parfaitement, ne contiennent pas des breuvages fabriqués à partir de ce premier flacon ?


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Réponse R4  :

Je n’ai, bien évidemment, pas pensé une seule seconde que vous aviez été étudiant à Lyon III. Vous me paraissez bien trop naïf pour cela.

Pourquoi m’assénez-vous à nouveau que «vous n’êtes pas le seul» à considérer «les revues Krisis et Nouvelle Ecole comme d’excellente facture» ? Je serais bien mal placé, là aussi, pour ne pas l’admettre et c’est bien parce que j’en suis convaincu, et que je crois qu’il faut faire un peu de pédagogie à ce sujet, que j’ai crée ce fil. 

Ceci dit les comparer à Esprit, Les Temps Modernes ou Le Débat est une plaisanterie.

Pour ce qui est de la deuxième, je vous incite très fortement à lire ce livre (Ou regarder cette vidéo qui, soit dit en passant, montre que votre jugement positif sur «l’excellence» (sic !) de l’émission de ce brave Taddeï manque pour le moins de recul ...)  si vous ne voulez pas passer auprès de nos lecteurs pour quelqu’un qui fait des comparaisons naïves sinon stupides.

Pour ce qui est d’Esprit, si Olivier Mongin  (directeur de cette revue à l’époque) avait accepté le débat avec votre champion dans le premier numéro de Krisis (fin de page ICI) . Je ne crois pas qu’il ait eu envie de recommencer. Posez-vous la question de savoir pourquoi.

Et si la teneur et l’orientation (et le filtrage …) des textes de Krisis ne vous convainquent  pas assez de tout ce qu’a de grotesque ce genre de comparaison, reste plusieurs différences fondamentales entre les revues que vous citez et celles d’Alain de Benoist.

L’une d’elles est la totale obscurité sur l’origine de leur financement  (Qui a intérêt à diffuser largement de telles revues et surtout qui le fait ?). Une autre est le fait qu’il n’y a jamais eu de réel «comité de rédaction» ; AdB décidant toujours quels textes paraîtront et quels textes non (Renseignez auprès de tous ceux qui, tel Charles Champetier, ont été amené à travailler à côté - ou plutôt au service de  - AdB)

Une autre encore est la parution «épisodiquement aléatoire»  …  Mais la plus importante est que si les revues que vous citez ont une orientation idéologique et philosophique, celles-ci sont clairement reconnaissables et revendiquées (Ainsi l'existentialisme  pour TM). Ce qui n’est pas le cas de Krisis qui, tout au contraire, veut faire croire à son public (de gogos) qu’elle se situerait «ailleurs».

Voyez ci-dessous son texte de présentation de Krisis paru dans le numéro 1 de la revue et dont on peut dire, à le lire avec le recul et si l'on adopte la douteuse hypothèse de son innocence idéologique, qu'il montre à quel point Alain de Benoist était à ce moment (il avait alors 45 ans) un doux rêveur, un bien piètre philosophe (une sorte d'idéaliste creux) et un bien piètre sociologue (Il est a noter qu’AdB n’a jamais compris un auteur comme Bourdieu) pour avoir cru qu’un tel vœu pieux aurait la moindre chance se de réaliser.

"Krisis sera un lieu de débat et de questionnement. On y lira des points de vue différents et souvent opposés. La revue fera largement appel à des personnalités de tous horizons, mais toutes convaincues de la nécessité d'un travail de la pensée. Il s'agit de constituer un lieu où la libre confrontation remplace le choc des intérêts et la guerre des partis-pris. Il s'agit de sortir de l'univers de la mode et de la logique de l'exclusion. De subvenir l'axiomatique du rendement par le recours aux idées. De restituer aux événements et aux choses leur dimension de profondeur. De rechercher un dépassement du nihilisme, non pas tant au travers de l’Uberwindung ou de l'Aufhebung hégélienne, mais du côté plutôt de la Verwindung  heideggerienne, du surmontement, du s'en-remettre. C'est dire que Krisis ne s'intéressera à l'actualité que pour autant que celle-ci s'excédera d'elle-même. Et que sur le plan politique, elle sera de gauche, de droite, du fond des choses et du milieu du monde"

Sur Soral, peut-être devriez-vous vous interroger sur les raisons qui font que vous l’avez «en horreur».  
Est-ce parce que à l’instar des membres de la Révolution Conservatrice face au succès des chemise brunes, vous ne pouvez avoir que mépris pour ce genre de béotien ?

Vous parlez à son sujet de «style agressif et conspirationniste» mais est-ce seulement la forme qui vous choque ? N’êtes-vous, comme certains proches de la ND, tout de même un peu convaincu par le fond de son discours .. judéophobe ?

Je ne m’étonne guère que vous m’ayez pas peur  -  au risque tout de même de passer pour un benêt auprès du moins doué des élèves de Science-Po qui vous lirait et auprès de certains de mes lecteurs - de m’avouer que vous ne «croyez pas qu’il n’y a filiation idéologique entre AdB et Soral» puisque, par ailleurs, vous croyez à ce mythe, de la droite la plus stupide, de «l’homme qui se construit tout seul».

De toutes façons votre aveuglement envers votre champion va même jusqu’à ne pas comprendre pourquoi il est idéologiquement cohérent qu’il écrivît, entre le dirigeant historique des "nationalistes-révolutionnaires" et notre Doriot d’opérette dans ce que vous appelez vous-même, fort justement, un «torchon» (un des nombreux exemplaires dans lequel votre champion donne la «bonne parole»  au milieu d'un parterre de gens d'extrême-droite

A partir du moment où vous écrivez des formules du style «la réputation qu’on lui a faite», vous quittez le plan d'un discussion intellectuelle et vous tombez dans un discours militant et crypto-complotiste.

Alain de Benoist s’est, en réalité, fait cette réputation tout seul. Ce qui est écrit sur ce point dans le magazine de la ND n’est que mensonges récurrents. Plus d’une personnalité médiatico-politique l’aurait  mieux accepté s’il s’était décidé à renier clairement certaines de ses croyances passées. Il suffit de penser à des gens comme Jacques Julliard et Michel Winock qui, dans leur Dictionnaire des intellectuels français, avaient écrit une notice assez flatteuse sur son compte.

Sincèrement, vous devriez laisser ce genre «d’explications» paranoïaques aux crétins soraliens qui tiennent le même raisonnement que vous parce qu'ils ne voient pas assez souvent sur le petit écran leur champion.

Où avez-vous lu ? (Bon sang ! Faites un effort de lecture et de rédaction plus importants, plutôt que d’inventer au fur et à mesure de vos besoins des assertions que je n’ai pas faites !) que «j’imputerais à AdB la réhabilitation d’Evola» !

C’est en réalité l’équipe de la revue Totalité, avec notamment Georges Gondinet, Daniel Cologne, Robert Steuckers et l'antisémite Philippe Baillet (ex de la FANE ... traducteur du «fasciste ésotériste» et un temps secrétaire de Nouvelle Ecole), qui a principalement aidé à la diffusion de la pensée évolienne (Mais la parution  de «Les hommes au milieu des ruines» aux «Sept Couleurs», était antérieure)

Il n’y a, bien entendu rien de condamnable à se passionner pour les  auteurs «déclinistes»  et si vous ne le connaissez pas déjà, je vous conseille ce livre car il ne néglige justement pas, parmi ses fiches érudites, un auteur comme Evola.  

Si limiter Evola à n’être qu’un écrivain fasciste est en effet réducteur - je songe à ce beau livre qu’est La Doctrine de l’Eveil –, il faudrait être d’une totale mauvaise foi pour ne pas admettre que ce qui est retenu par ses lecteurs de ce milieu est sa sympathie marquée pour les hautes sphères du nazisme et les directives politiques qu’il a donné au néofascisme italien dans ses essais politiques.

Ne pouvez-vous pas être plus rigoureux que vous l’êtes (Le faites-vous volontairement ou pas ?) et ce spécialement dans les citations ?

Je n’ai pas écrit la bêtise qu’AdB serait reconnu comme guide par «toutes les chapelles de l’extrême-droite» mais des droites radicales (Si vous ne voyez pas la différence, retournez lire plus attentivement les articles de ce site). J’ai, en réalité employé l’expression «toutes les chapelles» à propos du livre imbécile préfacé par Soral (Allez vérifier ci-dessus … )

Vous avez de bien curieuses lectures («Rivarol et autres …») pour un simple étudiant qui n'est pas militant ...  

Soyez gentil de me dire où j’aurais écrit qu’AdB défend une «cause idéologie (Sic ! Pour idéologique, je suppose…)  précise». Faites-vous exprès de ne pas comprendre ou ne comprenez-vous réellement pas ce que j’écris ?

Je ne suis pas surpris que vous «persistiez et signiez » une déclaration prouvant que vous êtes quelqu’un de très crédule sur le plan intellectuel mais, vous savez, ce n’est pas que pour vous que j’écris ici.


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Réponse R5 aux deux nouveaux commentaires de Maximilien  première partie

Avant de répondre à vos assez lamentables deux nouveaux  commentaires, je veux vous avouer un de mes petits péchés. 

Lorsque je me heurte à nouveau, comme ici avec vous, à quelqu’un qui ne semble à aucun moment réellement douter de lui, qui écrit comme il «pense» et pense semble-t-il comme il écrit, mon esprit se tourne vers quelqu’un qui, sur la Toile est l’archétype de ces cybernautes qui croient qu’ils peuvent avoir des idées définitives sur tout alors qu’ils ne sont généralement même pas capables d’avoirs des idées claires, nettes, rigoureuses et véritablement informées sur le sujet sur lequel  ils prétendent pourtant  - comme vous ici - être aptes à répondre. 

Je me suis donc tourné vers l’inénarrable Jean Robin et, une nouvelle fois, je n’ai pas été déçu.

Dans son nouvel article notre benêt judéo-auvergnat est égal à lui-même.  Je vous laisse savourer cette longue suite de preuves de son imbécillité  (au sens vieilli)

Pourquoi, avez-vous peut-être envie de me répondre, je vous parle de celui qui est la risée de toute la «grande famille» qu’est l’extrême-droite  (des cathos tarés aux néo-droitiers) ? 

Mais tout simplement parce que cet article d’E&D  a pour sujet le nouveau livre d’un auteur - dont je vous ai conseillé de lire un autre de ses livres - ainsi qu’un article d’un auteur qui, par ailleurs,  s’est heurté  à Alain de Benoist sur le plateau du gentil Taddéï.

Pour ce qui est du second,  j’ai déjà donné mon avis en réponse à Jacques. Mais j’ajoute qu’il est l’auteur d’un livre , publié chez le benêt, qui fera certainement date comme exemple de bêtisier réactionnaire.   

Au passage je vous indique le lien pour connaître l’avis de votre champion sur Obama ; juste histoire de vous donner une nouvelle preuve que ma question première n’est, sur ce sujet également, pas dénuée de fondement et que notre publiciste n’est pas la «vierge idéologique» que vous vous plaisez, semble-t-il, à imaginer ; et que le champ idéologique est un peu plus compliqué que semblez le croire.  

Mais pourquoi de Taguieff donc ?

Mais parce que ce dernier, dans ce livre avait répondu par avance à ce que vous croyez, à tort, être l’accusation que je porte contre Alain de Benoist.  

En attendant que vous lisiez ce livre et en particulier l’article «transfuge paradoxal ou nazi masqué »  (pages 314-336) du livre,  je vous invite après avoir lu ces 15 propositions contre Heidegger à relire la laborieuse allégeance à l'ontologie politique du penseur de la forêt noire que contient la présentation de Krisis que vous trouverez ci-dessus en bleu. Voilà pour l’aspect philosophique.

Pour ce qui est de la sociologie et de l’histoire des idées, je vous laisse lire cet article qui, si
vous voulez bien cesser d’être un peu étroit d’esprit sur AdB, vous éclairera.

Réponse R5 aux deux nouveaux commentaires de Maximilien  – deuxième  partie

1er commentaire  

Sur cette idée de «repoussoir», vous vous obstinez à répondre à côté.

Je ne vous ai pas demandé quel effets polémiques ont des qualifications comme celles «d’extrême-droite» et celle de «fasciste» (aujourd’hui un peu en désuétude du fait de l’abus qu’en ont fait certains antifascistes ) mais les raisons fondées, valables, légitimes et surtout justifiées qui font que «l’extrême-droite» est ainsi connotée si négativement.

Or non seulement vous ne me répondez pas précisément sur ce point mais vous suggérez, aux rebours de ce pratiquement toute la corporation des historiens des idées admet, qu’il n’y aurait qu’un «lien indirect» (sic !) entre les idées de l’extrême-droite d’aujourd’hui  et les idées de l’extrême-droite d’hier.

Vous ajoutez même «qu’accuser quelqu’un d’appartenir à l’extrême-droite» serait «déjà prendre parti». Ce en quoi je ne vous donne pas tort (C’est prendre parti contre des gens dont les fondements doctrinaux sont contre l’idée que tout un chacun puisse librement prendre parti) et ce qui me donne l’occasion  de vous faire remarquer que vous n’avez toujours répondu, bien que je commence maintenant à en avoir une idée assez claire, à l’une de mes questions précédentes portant sur votre propre positionnement idéologique.

Je vous ai déjà répondu (20 mai 2013 22:55) pour ce qui concerne vos accusations envers Caroline Fourest . Si cela vous plaît d’être le perroquet  de ce que «pense» l’extrême-droite et la droite dure (mais probablement pas votre champion …) de cette jeune journaliste, tant pis pour vous. Lisez tout de même cet entretien entre un spécialiste de Guy Debord  (et auteur d’un livre nuancé  … sur l’extrême-droite) et cette dernière.

Pour ce qui est du livre de Jean Sevillia. Non merci.  Même le fait que mon cybernaute-crétin préféré en rejette l’auteur car trop à gauche pour son goût, ne me le rend pas sympathique …  Et si j’ajoute à cela que ce directeur-adjoint d’un journal qui pue l’arrogance bourgeoise est l’ami d’une Autriche que je n’aime pas plus que ne l’aimait Thomas Bernhard, cela fait beaucoup de raisons pour me détourner de ses essais (très) grand public (de droite et d’extrême-droite)

Alain de Benoist est libre de faire ce qu’il veut mais je vous répète que tant qu’il n’aura pas (et je ne crois pas qu’il le fasse maintenant étant données les preuves de sa régression ces dernières années) été clair sur la dimension métaphysique de la Shoah,  on ne pourra que douter de sa sincérité sur la question du négationnisme.  

Vous n’êtes  pas «antichrétien pour la seule raison» (Ce qui serait un raisonnement idiot) que vous «considérez comme grotesque l'obligation de donner des gages de respectabilité (…)» mais parce que vous ne semblez  pas comprendre la démarche spirituelle et théologique qui sous-tend la vertu d’humilité.

Vous avez, bien entendu le droit d’être contre les «excès de repentance»  - Bien que j’aimerai que vous me disiez où commence l’excès et quelle sorte de repentance modérée aurait votre agrément – mais je crois que votre position va bien au-delà puisque  vous semblez vous abreuver auprès d’auteurs fortement conseillés par une presse de droite  et d'extrême-droite qui a la fâcheuse habitude de tirer à boulets bruns sur toutes les idées de repentance.

Pour ce qui est de Olivier Pétré-Grenouilleau dois-je vous faire remarquer que, contrairement à votre champion,  il semble reconnaitre, lui, la spécificité de la Shoah ?

Et, une nouvelle fois, à qui croyez-vous parler ? A un parterre de militants de droite que vous chercheriez à convaincre ? A qui croyez-vous répondre ? A quelqu’un qui n’aurait que le mot «extrême-droite»  sous sa plume ? (je sous signale au passage que vos réponses m’ont amené à modifier ma question du début).

Vous écrivez ensuite «je pense qu'un auteur n'est pas responsable de ce que ses lecteurs font de sa théorie». Ce n’est certainement pas aussi simple et tranché que vous l’affirmez ou alors quid de l’histoire des idées et de son interaction avec l’Histoire au sens général ?

Je ne crois pas qu’il y ait «outre-atlantique quelques abrutis de crânes-rasés et autres suprémacistes blancs pour lire du AdB» mais je sais qu’il a existé un admirateur de l’art nazi pour lui passer commande.

Il est certain, effectivement, «qu’AdB n’approuve pas», où qu’il soit, le néo-nazisme folklorique mais la question n’est pas là. Elle est de savoir dans quelle mesure la réhabilitation de certains auteurs, telle qu’elle est faite dans les publications de la nouvelle droite, encourage ou pas une vision du monde du type de celles qui existaient juste avant l’arrivée au pouvoir du nazisme.  Allez lire les centaines de commentaires des milliers de lecteurs et visionneurs de Soral pour vous faire une idée.

Arrêtez, s’il vous plaît, avec le cliché scolaire d’un pauvre Georges Sorel qu’on accuserait à tort d’être «responsable des crimes de ses admirateurs lénino-mussoliniens» !  Je n'ai jamais écrit une telle bêtise.  

Ne soyez pas «désolé», je ne me sens pas responsable de votre incapacité répétée à ne pas comprendre que la raison principale qui me fait poser la question de savoir si AdB  peut, encore aujourd’hui, être considéré comme un idéologue proche de l’extrême-droite, n’est pas parce que «l'extrême-droite aime ses bouquins» (C’est une raison seconde) mais parce son habitus et ses convictions philosophiques (voyez la première partie de ce R5) donnent  de fortes raisons de le penser.

Ce qui est «court»,  ici, c’est l’effort intellectuel que vous êtes capable de soutenir pour me répondre intelligemment.

Vous ne semblez pas vous être rendu compte  que ce que vous écrivez à propos des raisons de l’intérêt d’AdB pour Julius Evola, cautionne ma thèse. Vous écrivez effet : «AdB considère que si certains points des écrits d'Evola sont utilisables, alors Evola mérite d'être lu, point barre».  Cette conception instrumentale des écrits (lesquels ? Ne serait-ce pas, en particulier ses Essais politiques  ?) du baron fasciste que vous prêtez à AdB n’entraîne-t-elle pas l’idée, qu'il n'a jamais cessé d'avoir que les idées sont pour des armes et que celles-ci sont au service d'une cause idéologique ?

Je vous laisse la responsabilité de la comparaison farfelue entre l’auteur de Métaphysique du sexe  et celui de Misères du désir … Et, oui, j’admets que la prose du petit guru boxeur rouge-brun «n'est pas qu'une simple logorrhée antisémite».  C’est juste celle d’un irresponsable qui pour ne pas sombrer dans la dépression depuis qu’il a pris conscience qu’il ne serait plus jamais employé par un grand média et même un moyen, n’hésite pas par ses écrits complotistes à encourager l’antisémitisme de son public. 

Pouvez-vous, je vous en prie  m’éclairer  sur les opinions exactes de Madame «notre époque»  et pourquoi certaines explications que vous semblez détenir, lui échappent ?

Si je comprends bien votre raisonnement pour, de façon générale, dire de quelqu’un qu’il est    «d’extrême-droite», ou qu’il est un penseur qui flirte avec certaines idées d’extrême-droite , il faudrait, préalablement que cette personne revendique cette étiquette et/ou avoue ce flirt ?

Cela limite d’emblée les chances d’attribuer jamais cette étiquette puisque même ceux, dont tous les spécialistes admettent qu’ils la méritent -,  comme par exemple Christian Bouchet -, la récusent.

Et en dehors de cette étiquette «infamante» en elle-même cela interdit de montrer les filiations idéologiques  puisque si l’on classe un penseur trop près de quelqu’un à qui elle a, avec raison, été attribuée, il se trouvera toujours un naïf  pour parler de «terrorisme intellectuel» ou de «maccarthysme» …  (ce qui est tout de même le monde à l’envers comme disait Umberto Eco)

Mais notre querelle ne vient en réalité pas d’un désaccord sur une définition  (je ne suis de toutes façons pas essentialiste) - la formulation de ma question de départ est délibérément provocatrice – mais sur ce qui permet d’attribuer une certaine légitimité à l’application d’une dénomination. Notamment sa position et son existence  (au sens sartrien) et son habitus (au sens bourdeusien).

Réponse R5 aux deux nouveaux commentaires de Maximilien  – deuxième  partie

2ème commentaire  

Je veux bien croire que vous me «lisez attentivement» mais il faut me donner des preuves plus importantes que des remarques de détail sur la forme et la cohérence de ce que j’écris.

Vous aviez raison pour ce qui concerne une affirmation détournée que j’avais faite au détour d’une phrase elle-même bien alambiquée. J’ai donc réécrit cette phrase. Qu’est-ce que ça change sur le fond ?

La question reste de savoir si, oui ou non, AdB défend un système d’idées radicalement différent de celui de certains courants idéologiques de la droite radicale.

Soit vous ne connaissez pas bien les idées d’AdB, soit ce sont celles de cette droite radicales que vous ne connaissez pas. Ce qui amène une question que je veux vous poser depuis un certain temps.

Pourquoi cette obstination à vouloir à tous prix nier ces filiations idéologiques ? Est-ce chez vous une sorte de préjugé intellectualiste qui vous fait ne pas vouloir admettre que l’homme que vous semblez si fort respecter puisse se commettre avec une droite radicale militante (comme celle-ci) ?

Quelle sont les raisons qui, chez vous, font que «l’extrême-droite»  et le «fascisme» sont de telles marques d’infamie qu’on ne pourrait pas en trouver la moindre trace chez quelqu’un que vous semblez avoir installé sur un piédestal ?

Vous devriez lire ce texte car son auteur «vend la mèche» puisqu’il écrit : «il serait facile de reprendre une formule de Drieu la Rochelle citée dans l’ouvrage : « Faire une politique de gauche par des hommes de droite ». Mais il n’est pas besoin d’être un grand clerc pour dire que cette conception a un nom : le fascisme. Et de Benoist le sait très bien. Aussi s’en défie-t-il, à juste titre»

Si pour vous écrire que «permettre la réhabilitation» et «être un importateur»  a le même sens, cessez de lire ce que je me fatigue à écrire. Ce n’est pas pour vous. Allez lire et relire en boucle les éditoriaux d’Eléments. Voilà une pitance intellectuelle qui convient mieux à vos attentes.  

J’avais compris. Ce que vous n’aimez pas chez le petit guru c’est le simplisme de ses explications. Dans la famille d’extrême-droite comme intellectuel total  (Cf page 225) vous préférez la version «philosophe» que la version «sociologue»

Je ne sais pas si vous lisez régulièrement ou pas «Rivarol et autres», je sais simplement que c’est vous qui l’avez cité.

Il est effectivement clair  que je «connais bien mieux que vous l’extrême-droite française». Ce n’est d’ailleurs pas un exploit vue votre méconnaissance de celle-ci  - cette méconnaissance qui vous fait croire qu’il n’y a rien de commun entre elle et votre «philosophe» préféré.

Je ne sais ce qui a pu vous faire croire que je vous «assimile à l’extrême-droite». C’est beaucoup plus simple que cela, je me moque de votre enthousiasme pour AdB et de votre acharnement à le défendre de façon si candide et vous ne semblez hélas pas capable de vous apercevoir.

Je vous ai traité et de «complotiste» et  de «conspirationniste»  et je pratique le «terrorisme intellectuel» ? Diable où ça ?

AdB n’est pas votre «champion» écrivez-vous. Mais pourquoi alors prendre tant de peine à essayer de rendre immaculée sa pensée ?

Ai-je nié que votre champion soit un intellectuel ? Ce serait vraiment très méchant de ma part de dire cela étant donné que c’est le SEUL intellectuel dont l’extrême-droite puisse se revendiquer.

Pour ce qui est de la conviction ou pas que l’on peut avoir de son «extrémisme» sur certaines questions, on atteint  maintenant les limites de ce qu’il possible de prouver sur un blog.

Sachez tout de même que la différence entre vous et moi est que moi je l’ai connu, vous non.

Merci tout de même pour votre «point-de-vue».

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Réponse à "Anonyme" alias "Jacques" pour son commentaire 
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@ Jacques
Merci pour  votre nouveau commentaire qui vient d’à nouveau me prouver votre charmante candeur … et votre sottise politique.

Vous m’affirmez n’être pas raciste mais ne savez-vous pas qu’aujourd’hui, à part quelques fronts bas, plus grand monde, en France, ne se déclarerait publiquement tel ? N’êtes-vous pas capable d’imaginer qu’il puisse y avoir plusieurs degrés dans le racisme et que se déclarer «contre»  – comme pourrait le faire un Pierre Le Vigan  (Voir la note ci-dessus à son sujet) – n’a aucune valeur de preuve quant à la réalité de s’être complètement débarrassé de tous les racismes et surtout de l’idée de «races humaines». Je vous invite à lire cet article car il vous montrera, j’ose l’espérer ( ?), l’inanité de votre déclaration.
Quant à votre antisémitisme ou votre philosémitisme, la réfutation qu’on peut en faire est du même ordre. C’est que vous restiez focalisé sur cette question de la façon dont vous l’êtes qui m’interpelle. 

Bien que l’on puisse aujourd’hui analyser cette question plus en profondeur (Voir par exemple ICI et LA), je suis resté très sensible, pour ma part à ce qu’écrivait Sartre sur cette question. C’est l’antisémite qui crée le juif. Et tous les antisémites ont, c’est bien connu, leurs « bons juifs». 

Par ailleurs je n’ai jamais pensé que vous soyez un extrémiste de droite ou gauche. On peut dire ce que l’on veut de ces militants extrémistes mais une chose certaine est que les plus lucides d’entre eux ont, à l’instar d’AdB, une vue plus globale que leurs «compagnons de route» et, malgré ce que votre ego vous enjoint probablement de penser, vous êtes bien un «compagnon de route» de la ND. A savoir quelqu’un qui, ici, sympathise avec les idées de la nouvelle droite et de son «pape» en particulier mais sans en comprendre les enjeux idéologiques sous-jacents. 

J’ose espérer pour vous que cela soit dû à un jeune âge …   

Vous m’écrivez avoir «repris hier le livre de Benoist intitulé Mémoire vive». Je vous invite donc à relire la page 86 et me dire ce que peut bien signifier les deux derniers curieux mots de la phrase : «du  fascisme et du national-socialisme, nous voulions faire une critique positive»  (Celle-ci s'oppose-t-elle à ce qui serait une critique «négative» qui s'obstine à trouver ces périodes historiques détestables ?) et d’observer que ce falsificateur est capable sur un sujet de cette gravité de ne parler QUE des (réels) malheurs des allemands et des collaborateurs et de n’avoir pas un seul mot sur la Shoah.

J’invite d’ailleurs tous les lecteurs  et lectrices (de la prose d’AdB et de ce blog), ayant d’autres capacités à l’analyser que ce qui semble hélas être les vôtres, à se pencher très attentivement sur ce livre tant il est farci de très révélateurs non-dits. 

C’est d’ailleurs ce livre, en particulier, qui, pour ma part, à établi de façon définitive, sinon à nouveau fortement renforcée, ma conviction de la mauvaise foi de ce qu’il faut bien appeler un petit idéologue de la droite européiste. 

Ce livre transpire l’esbroufe à toutes les pages. AdB n’est certes pas un bouffon ridicule du style des deux (Soral et Robin) qui  m’ont incité à créer ce blog mais ceux qui croient en cette prose et la vénère comme vous semblez le faire montrent qu’ils ne sont au fond pas bien différents des admirateurs des deux premiers. 

Juste un exemple page 174 : AdB écrit, dans une de ses formulations péremptoires qui lui acquièrent de nouveaux gogos et rassurent ses partisans idéologiques  (mais sa réponse d’évitement et la brièveté de celle-ci posent des questions à qui sait réellement lire …) : «on ne peut être à la fois pour le métissage et pour la diversité, puisque la conséquence immédiate du  premier est de réduire la seconde». Sérieux ? 

N’a-t-on pas là un exemple-type des «raisonnements» qui montrent soit qu’Alain de Benoist est un imbécile qui ne sait pas ce qu’il dit, soit quelqu’un qui fait l’imbécile (je penche pour la deuxième option). Les connaissances en génétique de ce «penseur» sont-elles à ce point inexistantes qu’il croit que la diversité humaine serait amoindrie du fait de la multiplication des croisements ? N’est-ce pas l’illustration qu’il continue, malgré ce qu’il en dit par ailleurs, à ramener cette question du «métissage» uniquement sous l’horizon biologique ? 

Vous m’invitez à nouveau à lire «avec mon cœur». Je pourrais me vexer à constater que vous m’en croyez dépourvu mais je pense qu’il n’y aucune intention méchante de votre part, il n’y a, ici aussi, que grand naïveté. 

Je vous répète que la grande différence entre nous est que si j’ai été, par le passé dans une situation où ce lénifiant (sens 2) discours idéologique me séduisait, vous n’avez, vous, encore jamais été, semble-t-il, dans ma situation ; une situation dans laquelle, la Raison a repris le dessus. 

Ce qui vous plaît chez Alain de Benoist, c’est l’esbroufe de l’homme «super» cultivé. Ce qui est classique chez les gens qui ne le sont eux-mêmes que peu ou très peu. 

Puisque vous parlez du «milieu des petites gens» et du «monde ouvrier» - dont vous soulignez à juste titre que ce statut social qu’il fait «qu’on en reste marqué pour la vie»  - , peut-être devriez-vous vous interroger sur le milieu d’origine de votre guide intellectuel … ou relire  les quatre très grotesques pages (13-18) portant sur sa lignée sanguine 

Pour information quand, par le passé,  je posais certaines questions à votre guide intellectuel, il avait l'habitude de répondre que pour me répondre comme il le voudrait, il lui faudrait «écrire un livre». Si ce livre est  «Mémoire vive» , je n’ai pas été  que déçu, désappointé  et insatisfait, j’ai été fortement dépité et, pour tout dire profondément dégoûté par l’incroyable bouffissure de celui-ci. 


PS : Je constate que vous êtes dépourvu de courage puisque vous semblez avoir abandonnée votre idée d’organiser une confrontation … (Je tiens à votre disposition, via ma boîte-mail, toutes ses coordonnées de votre Maître à penser si vous en veniez à changer d’avis …).

Quant au temps qu’il serait disposé «à perdre», ce n’est pas à vous d’en décider à sa place.   Tout ce que je peux vous dire est que s’il vous semble plus juste qu’il utilise ce temps à aller écouter un spectacle affligeant  qu’à répondre sérieusement à certaines questions (je ne parle pas des très complaisantes questions du style de celles que lui a posées le directeur-adjoint d’un mensuel d’extrême-droite précédemment condamné  pour négationnisme …), libre à vous. Mais alors ne me demandez de vous prendre au sérieux …  


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  Réponse à un catéchumène néo-droitiste particulièrement niais
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Des commentaires tel celui que je vais commenter ci-dessous, j’en reçois régulièrement. J’avais décidé de ne pas les valider du fait qu’ils n’ont aucun intérêt informatif mais un ami m’avait fort justement fait remarquer qu’ils en ont tout de même un ; à savoir montrer, tout comme je l’ai montré à propos des supporters du judéophobe Alain Soral, quel genre de personne peut être convaincue par la prose creuse d’AdB.

Pas de méchants crétins ici donc, juste de gentilles andouilles.   

Bonjour Mezigue .
Bonjour Anonyme,
A titre exceptionnel, et au bénéfice du doute, je vous réponds. 
L' antiracisme différencialiste dans lequel se reconnait le Gréce , considère , au contraire (au contraire de l'anti racisme universaliste .) que l'humanité ne vaut que par son irréductible pluralité .
Il est évident, sauf pour quelques fronts bas identitaires et/ou nazillons,  que l’humanité ne vaut que par sa pluralité  (Pourquoi «irréductible » ?), le problème est - vous ne semblez pas l’avoir compris - de savoir de quel genre de «pluralité» on parle.  Est-ce une pluralité d’individus ou une pluralité de peuples (essentialisés) ?
Pour ce qui concerne «l’antiracisme  différencialiste», je vous invite à faire le petit effort de lire la fiche Wikipédia  afin de vous informer des solides critiques qui ont été faites de cette expression en forme d’oxymore.
Face au racisme qui n’est pas – contrairement à ce que vous semblez penser - que hiérarchiser des groupes humains en fonction de certains caractères comme la couleur ou l’origine mais de les différencier et de souhaiter un développement séparé (ce qui était appelé autrefois l’apartheid  que votre guide idéologique à autrefois magnifié  et que défend toujours un second couteau du néo-droitisme comme Pierre le Vigan – voir ci-dessus), il n’y a pas trente-six façons d’être antiraciste face au racisme. Il n’y en a qu’une. Elle est de rejeter dans les discours politiques et idéologiques les notions de «race» et son ridicule substitut euphémisé «d’ethnie»
Il s'éfforce de redonner un sens positif à l'universel, non contre la différence , mais bien à partir d'elle .
Le chercheur Pierre-André Taguieff a déjà largement répondu à ce genre de charabia. Il écrit notamment (citation  de la fiche Wikipedia) : « si l'exigence d'universalité n'est pas posée comme préalable au droit à la différence, celui-ci peut conduire à une sacralisation de la différence interdisant tout mélange » (« néo-racisme différencialiste »)
La notion de peuple est effectivement fondamentale, elle vient s'affirmer à contre-courant d'une humanité indifférenciée.
Plutôt que de faire le perroquet un peu borné de la vulgate bénoitiste vous devriez, pour mieux connaître le populisme «intello»  de votre  guide, lire ce numéro  de Krisis.
( souhaitée par l'hyper-classe acquise au capitalisme mondialisé .voir les propos , par exemple , de Laurence Parisot ) .
Est-il besoin de répondre à ce cliché complotiste soralien ? Que vient faire ici la référence à cette brave Madame Parisot ? Attention à ce que vous écrivez, petit anonyme, les amis patrons de votre guide idéologique pourraient ne pas apprécier le fait que vous médisiez sur la secrétaire de l’organisation patronale  des dirigeants des entreprises françaises.
Je vous recommande la lecture  du magazine Eléments
Vous êtes gentil petit anonyme mais vous devriez mieux lire ce que j’écris. Cela vous éviterait de vous fourvoyer sur mon compte d’une façon si sotte et de me donner de tels conseils imbéciles
et vous pourrez ainsi voir la qualité des points de vues de la revue
Nous ne devons pas avoir la même notion de ce qu’est la «qualité» dans le domaine intellectuel ...
du courant de pensée que soutient AdB.
Il serait étonnant qu’AdB ne soutint pas sa propre (et étroite), et invariable depuis 40 ans, «pensée» …
A des années -lumières de ce que vous pensez en ce moment !
Que savez-vous de ce que je pense ? Rien manifestement ! Ce blog n’est pas pour  des gens de votre sorte ; des gens qui ne savent pas lire. Votre infantile adulation d’un magazine cucultureux comme Eléments en étant une des preuves.
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  Réponse à Antonio.
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Bonjour Antonio et merci d’avoir, par votre commentaire, rebondi sur cette importante question individu/peuple. 
Si la question de l’individualisme et celle de savoir ce qu’en pense AdB vous intéressent, vous devriez lire son livre, Nous et les autres. 
A titre d’exemple de ce que «l’antiracisme» n’est pas la caricature qu’en présente l’extrême-droite, vous pouvez lire aussi ICI , une analyse du film de  Michel Leclerc Le Nom des gens. 
On est loin ici des questions convenues et stupides de François Bousquet (voir ci-dessus)  ... interrogeant Alain de Benoist …

«Antonio» m’ayant, en off, posé quelques questions, j’y réponds publiquement

Si j’ai indiqué le livre d’Alain de Benoist, c’est parce qu’ici aussi cela vous donnera - à vous et à d’autres lecteurs, je l’espère (sans trop d’espoirs …) - une nouvelle occasion de vous rendre compte du degré de bêtise de l’extrême-droite politique qui, toutes chapelles confondues, et alors qu’elle devrait y trouver des arguments pour sa weltanschauung  n’est même pas capable de s’être rendu compte à quel point cet opus pouvait servir sa cause. 
Mais je m’étonne sans doute pour rien puisque même Dominique Venner, qu’on présente pourtant comme un «intello» n’avait rien compris à ce livre …
Pour ce qui est du texte de LMSI, si je l’ai donné à lire, c’est simplement pour montrer  que contrairement à ce que notre idéologue veut essayer de nous faire croire à coups de résumés de résumés de résumés de livres, il n’y a - face à des questionnements comme ceux-ci - , non pas deux  «camps» mais bien une multitude ; ce comme il y a une multitude d'individus
Ce dont il conviendrait s’il était réellement démocrate.



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Nouvelle réponse au commentaire de "Jacques" 
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Non je n’ai pas reçu ce livre et cela ne risque pas d’arriver. L’idéologue Alain de Benoist ayant pour habitude de ne remercier que ceux qui peuvent faire avancer sa cause ; ce qui n’est, certes, plus mon cas. 

Pour ce qui est du texte que vous indiquez, il s’agit de la préface à la édition d’un livre d’Edouard Berth, «Les méfaits des intellectuels», qui avait fait couler beaucoup d’encre à l’époque de sa première parution (1914).  

Pour ceux que cela intéresse mais qui ne veulent pas donner de l’argent à la ND, ils peuvent le trouver  sur Gallica  ICI

Si vous avez lu cette préface – le texte que vous m’indiquez -, vous aurez remarqué que la revue «Le Mouvement socialiste» est abondamment citée. Or n’est-ce pas de cette revue dont je parlais ci-dessus  pour vous dire qu’AdB n’a pas été correct avec moi ?  

Ceci pour vous (re)dire que le jugement que j’ai aujourd’hui sur l’homme Alain de Benoist s’est établi à partir de données bien plus larges et importantes  que vous semblez le croire.   

Pour ce qui est de «trouver une issue possible à l'économie de profit capitaliste», permettez-moi de sourire de votre naïveté. Vous devez, comme je le supposais, être bien jeune ; à l’âge où l’on peut croire qu’il existe des solutions miracles datant du siècle dernier et pouvant s’appliquer dans  ce siècle-ci (Ainsi que le pense apparemment un obscur petit professeur de philosophie proche de ces milieux)

Il n’y a, sur cette question de la personnalité de votre guide idéologique, que deux solutions .

Soit, c’est une sorte de «professeur  Tournesol» et  il vit dans un monde dans lequel la Réalité  peut être simplifiée à l’extrême et les solutions politiques aux problèmes de toutes sortes que cette Réalité pose, peuvent être facilement trouvées. C’est alors bien un idéologue mais de  … bande dessinée
   
Soit c’est un cynique qui a bien compris que pour faire progresser certaines idées, il faut leur donner un aspect sympathique (Ce qu’est, incontestablement, le combat syndical) et c'est alors un idéologue envers lequel il faut rester extrêmement prudent.

Je vous avoue qu’à l’entendre répondre sur la question Syrienne à une jeune journaliste - comme il le fait ici 31/05/2013 (Interview d'Alain de Benoist lors de la conférence sur l'Eurasie) -, j’hésite.

Est-il sénile à croire que les stratèges américains, les différents «services diplomatiques » des grandes puissances ou ceux de l’Etat hébreu seraient inconscients des dangers de déstabilisation de toute cette zone à vouloir faire tomber le pouvoir alaouite, ou joue-t-il vraiment "au con" ?
***
Comme vous le voyez, et contrairement à ce que vous semblez croire, je ne fais pas une condamnation tranchée de l’homme et de ce qu’il produit sur le plan intellectuel.

Le «problème» est ailleurs. Il est de savoir dans quelle mesure les idées qui sont les siennes ouvrent la voie à d’autres idées et il est de savoir s'il a réellement abjuré ces idées (question qui ouvre ce fil).

Permettez-moi, Cher "syndicaliste FO" de trouver très très peu sympathique le nouveau «syndicalisme» qui semble en découler. 




=== A SUIVRE ==
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Sur la mort de l’autre «intello» d’extrême-droite, Dominique Venner
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Hors sujet :
Un anonyme commentateur, un peu hors sujet, m’a, il y a quelques jours, interrogé sur un suicide sur lequel les mille et un sites d’extrême-droite s’extasient. Je  reproduis ci-dessous cet échange ainsi que quelques liens   
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Anonyme 22 mai 2013 11:27 -  Bonjour Mézigue,
Qui était Dominique Venner et que pensez vous de son geste désespéré ?
Mézigue 22 mai 2013 12:41 - Bonjour,
Vous me l’apprenez …
Pour savoir «qui était Dominique Venner», vous devriez pouvoir trouver par vous-même ICI et ICI
Si vous voulez en savoir plus surveillez ces jours prochains les «agences de presse» des milieux nationalistes.
Son geste désespéré mérite le respect et un minimum de recueillement … Ce que ne font pas et ne feront évidemment pas les politiciens – tous bords confondus.
De ce que je sais de lui par des tierces personnes (je ne l’ai pas connu), de son milieu politique et d’autres milieux, est que c’était ce qu’on appelle «un homme droit».
Bien que leurs «chemins de vie» et un certain nombre d’idées et d’orientations les aient séparés, je crois que l’ancien Officier OAS et Alain de Benoist se respectaient l’un, l’autre. AdB est certainement très peiné.
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Réactions (Merci à Rinou pour les trois premiers) : 
- Mémorial  98 
- LDH 
- Reflexes
- Fiametta Venner 
- Le nazillon Thomas Ferrier 

Et la liste de celles de quelques  petits penseurs de la droite extrême. Avec au milieu celle d'un membre d'honneur de cette famille politique : l'antisémite Soral 

- Un article ridiculement dithyrambique  sur la dernière production du suicidé
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Sur l’idéologue Alain de Benoist, voir également ICI et LA